« Dans l'air tiède de la nuit vibraient des notes de miel, et au pied des lampadaires, des flaques d'or liquide ondulaient doucement. » - C.R.

« Dans l'air tiède de la nuit vibraient des notes de miel, et au pied des lampadaires, des flaques d'or liquide ondulaient doucement. » - C.R.
Je veux, j'aimerais... (plein de choses mais je vais me restreindre, en fille humble que je suis *auréole*)

- Le tome 18 de D.Gray-man <333

- CONCERT DE M LE PREMIER AVRIL !!!! >w<

- Le Artbook D.Gray-man en février *¬*...

- Le coffret DVD deluxe du premier anime FMA... <3

# Posted on Wednesday, 09 September 2009 at 9:22 AM

Edited on Monday, 08 February 2010 at 3:30 PM

Oh my GOD <33333333333333

Oh my GOD <33333333333333
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Fuckin' Artbook, fuckin' Road-sama (*¬*) and fuckin' manga.
Happy holidays everyone ! x'3


Picture : D.G-M Artbook.

# Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 3:32 PM

Edited on Friday, 05 February 2010 at 12:19 PM

Remise du prix

Remise du prix
-


J'ai l'honneur de vous informer que nos enchères sur l'article Kanda-presse-papier se sont terminées ce soir, 20h. La grande pigeonne gagnante n'est autre que DGMotaku, plus connue sous le nom de Tama, pour la modeste somme de 700 000 ¤. Félicitations !

Note du vendeur : Allen n'est pas compris dans l'achat.


# Posted on Tuesday, 07 July 2009 at 4:44 PM

Edited on Tuesday, 02 February 2010 at 2:28 PM

Dessin de Natou

◊ Dessin de Natou ◊
Nyaaaaaaaaaaaaaah ! *gaga*

L'un des plus sublimes dessins qu'on m'ait jamais offerts !! x'3

Je suis comptement folle de ce chef-duvre... mes trois personnages pférés de D.G-M réunis en une seule et même (magnifique) image, c'est trop pour mon pauvre c½ur. En plus, Lavi tient la main de Allen (Laven ! 8D *ZBAF*) et Road s'accroche à Allen (ROAD x ALLEN !!!! 8DDDDD *reZBAF*).

Natou, je te l'ai jà dit mais je pourrai jamais suffisamment te remercier !

Je vous OBLIGE tous à aller sur son blog pour admirer ses dessins ! =.= *ondes meurtrières*

Merciii~

Pas le droit de toucher à la pix sans l'autorisation de Nat' !... :D

# Posted on Wednesday, 16 September 2009 at 11:57 AM

Edited on Tuesday, 26 January 2010 at 2:03 PM

# Posted on Thursday, 27 August 2009 at 12:12 PM

Edited on Sunday, 31 January 2010 at 5:05 PM

Sedna & Tama ou le fléau de la connerie intersidérale... x'D

Sedna & Tama ou le fléau de la connerie intersidérale... x'D
Oyez oyez, Français Françaises, Belges Belges, [...] public chéri, mon amour.

Ici Malcolm C. Leverrier. La Blogmestre a bien gentiment daigné m'accorder un mince espace sur son blog afin que je puisse m'exprimer sur un sujet qui me tient à c½ur — remercions-en la.

Oui, je sais. Je suis vieux, moche, et, selon toute vraisemblance, toujours puceau.

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai tenté, en vain, de goûter aux plaisirs charnels, mais rien n'y a fait. Est-ce ma raideur naturelle qui me confère mon impuissance ? Moi-même je ne saurais le dire.

Quoiqu'il en soit, je viens donc ce soir pour défendre la cause de tous les puceaux et pucelles du monde. Pour cela, j'annonce officiellement l'ouverture du parti politique :
"VIRGINITY POWA".

Et je vous adresse ce message, puceaux, pucelles, vieilles filles, nones et autres rejetés de l'amour : à quoi donc servent tous ces plaisirs qui ne sont visiblement partagés que par une infime minorité des humains (car ne nous voilons pas la face, nous sommes bien plus nombreux qu'il n'y paraît !) ? Pourquoi vouloir, en ces temps de guerres, de crise économique, de passion bestiale, créer une nouvelle barrière pour séparer les hommes ?

Au contraire, moi, Malcolm C. Leverrier, je souhaite au nom de l'Humanité rassembler les individus sous une même bannière : celle de la chasteté et de la vertu.

Pour un monde de bienséance et sans débauche, rejoignez-nous, puceaux, pucelles.

Membres :

Malcolm C. Leverrier
Chaojî Han
Arystar Krory
Sedna
Tama
Ken'Sei
Strike-kun
Rin
Nami
Wisely-kun
Felcie
Tsu
Yuikito
D-Gray-Man-Officiel

# Posted on Sunday, 20 September 2009 at 8:29 AM

Edited on Sunday, 24 January 2010 at 10:43 AM

One-Shot

Bonjour ! (enfin bonsoir... WTF, il est déjà si tard ?! O_O)

Je pense qu'avant que vous vous précipitiez tous pour voir quelle horreur j'ai pondue cette fois-ci (parce que vous vous précipitez, pas vrai ? pas vrai ? *silence*), je vous dois quelques explications.
Ce n'est pas, à proprement parler, une fiction sur D.Gray-man. Enfin, on y retrouve vaguement Allen vers la fin, mais en vérité, ceci est une annexe au one-shot écrit par Strike-kun : Love Means Death.
(bon, j'ai mis le lien vers l'article précis où cette merveille a été postée, alors les paresseux, allez le lire, c'est un vrai chef-d'½uvre ! >.>)
Alors voilà, j'voulais raconter l'histoire des parents inventés d'Allen, et puis je suis partie dans un truc pseudo-sombre où il ne se passe au final pas grand-chose... Oh, et ne vous étonnez pas du jeune âge des personnages. À l'époque on se mariait très jeune car on ne vivait pas longtemps. ^^'


Et comme d'habitude... j'ai mis deux mois pour écrire ce machin affreux... ¬v¬

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Il y avait, longtemps auparavant, une contrée où deux peuples se côtoyaient. Les Elfes, portés par le savoir, l'intelligence et les dons innés. Et les Humains, fils de la terre brute, menant une quête de puissance et voulant conquérir, par quelque volonté insondable, tout ce qui se trouvait entre Ciel et Terre. Aucun de ces peuples ne pouvait souffrir la présence de l'autre ; les Elfes par agacement et hauteur devant ces hommes si bêtes, et les Humains par jalousie de ce savoir si naturel offert aux autres.

Ils s'affrontèrent. Pendant des siècles, leurs deux espèces se combattirent sans relâche. Une haine féroce se tissa entre eux, comme un lien indestructible et sur lequel ils tiraient sans cesse. Leur vie n'était qu'attaques et combats, et bientôt leurs enfants grandirent sans plus avoir d'autre éducation qu'un véritable entraînement militaire. On forgea le caractère de gamins de dix ans, leur apprenant à haïr le peuple ennemi. Les années passant, chacun ne voyait plus l'autre que comme un groupe d'animaux sanguinaires. Toute considération, marque de respect ou quelconque sympathie pouvait être passible de mort. Les Innommables ; c'était le titre qu'ils se donnaient mutuellement.

Après des centaines d'années de guerres et de massacres, lorsque toute forêt et toute montagne posséda sa propre mémoire de feu et de sang, le conflit cessa. On ne sut jamais par quel miracle les dirigeants ouvrirent les yeux ; mais un beau matin, un message circula dans chacun des deux royaumes. Des crieurs se rendirent dans chaque village et chaque ferme, pour annoncer la nouvelle. Durant la nuit, les seigneurs des deux peuples s'étaient rencontrés, pour la première fois depuis au moins trois siècles, et s'étaient parlés. Désormais, on ne combattrait plus. Désormais, la paix était plus importante. En un seul matin, on brisa les illusions dans lesquelles chaque peuple était bercé ; non, les ennemis presque millénaires n'étaient pas de simples animaux ; oui, ils vivaient, existaient, possédaient âme et sentiments.

On se questionna ; mais les rois restèrent muets. Jamais personne ne parvint à connaître leurs raisons. La paix revint, ou vint — car avait-elle seulement déjà existé ? —, mais ce ne fut qu'après que des torrents de sang, de fureur et de larmes eussent été versés.

Un Pacte fut signé, déclarant les combats entre Elfes et Hommes interdits. Néanmoins, on ne pouvait effacer huit cents ans de guerre en une nuit ; un accord fut donc conclu, pour éviter toute nouvelle embrouille : chaque peuple devait rester de son côté, et vivre sa vie comme il l'entendait, sans jamais empiéter sur le territoire de l'autre. Pour cela, une règle fut décidée ; un homme et un Elfe ne devaient jamais dépasser le stade du respect dans leur relation.

« Toutes personnes ayant des liens affectifs, en dehors du respect, seront punies par la peine de mort. »

Pour délimiter et symboliser cette séparation pacifique, des arbres furent plantés entre les deux capitales, humaine et elfique. Bientôt, une forêt naquit, une forêt encore vierge de violence, jeune et porteuse de promesses de paix. Au centre exact de cette forêt se tenait un endroit inconnu du peuple et pourtant plein d'histoire ; un minuscule cabanon de bois, frêle et grinçant, dans lequel le roi des Hommes et celui des Elfes s'étaient rencontrés en secret pour abolir cette guerre sans fin.

Bien plus tard, ce même cabanon serait le témoin d'une nouvelle rencontre de ces deux espèces. Une rencontre à la fois tragique et terriblement belle, un hymne à la tolérance et à l'amour. Mais ceci est une autre histoire.

Les deux rois, ainsi que les seigneurs ayant signé le Pacte, moururent. Leur descendance reprit les rênes avec soin. L'actuel roi des Humains eut alors un enfant ; un fils, fort et robuste, aux yeux sombres et aux cheveux noirs. Le pays en fut heureux ; on avait un descendant, la lignée était assurée. De grandes fêtes furent organisées, comme de coutume. On loua la sagesse du souverain, la douceur de sa femme, l'avenir que représentait le nourrisson.

Le prince fut nommé Théïs. Son enfance se déroula paisiblement, entourée de richesse et de paix. C'était un garçon vif, intelligent, dont le visage rond et lisse laissait déjà présager une grande beauté. Ces présages se révélèrent exacts ; vers l'âge de treize ans, Théïs grandit brusquement, son corps prit des formes plus fermes et masculines, et son visage perdit de cette douceur qui fait le charme d'un enfant pour devenir anguleux et plein de cette androgynie propre aux adolescents. Vers dix-sept ans, sa transformation quasi-achevée, il avait déjà la mâchoire ferme et la force de l'adulte.

On jugea bon de le fiancer à quelque fille de bonne famille. On choisit pour cela une demoiselle de noble ascendance, qui avait la chance de n'avoir qu'un an de moins que Théïs, soit seize ans. Elle possédait déjà pour sa part tous les atouts de la femme, de sa taille fine à son buste joliment dessiné. Ses yeux noirs, qui contrastaient agréablement avec sa chevelure claire, faisaient que l'on parlait de son apparence en des termes élogieux et enthousiastes. Elle se nommait Adela.

Le mariage fut conclu très rapidement. Il ne présentait que des avantages pour les deux familles, ainsi que pour les concernés ; car bien entendu, qui disait jeune et jolie fille de noble lignée disait également descendance assurée. Au pire, si la jeune femme se montrait inapte à produire un héritier, on pouvait toujours rechercher pour Théïs une autre prétendante.

Théïs et Adela ne s'étaient encore jamais rencontrés. Deux mois avant les noces, la famille d'Adela fut invitée au château royal lors d'un bal donné en l'honneur de quelque grand seigneur du passé. On dansa, on festoya, et les deux promis eurent enfin l'occasion de se parler.

La première chose que Théïs pensa lorsqu'il posa ses yeux sur Adela fut qu'elle n'était pas de son goût. Son petit air hautain et parfois même condescendant lui sembla exagéré. Pendant quelques minutes, ils se regardèrent tous deux du coin de l'½il, et si l'on en croyait le léger froncement de sourcils présent sur le front de sa future, elle non plus ne semblait pas satisfaite. Le roi poussa son fils avec un sourire moqueur, pensant que ce qui le retenait d'aller voir sa fiancée n'était que de la timidité, et les deux jeunes gens se firent enfin face. Adela, le visage orné d'un sourire trop grand pour être naturel, tendit sa main droite avec lenteur, et Théïs, selon l'usage, la frôla de ses lèvres.

La soirée se déroula très rapidement. Ils échangèrent des politesses, firent des commentaires sur les avantages et inconvénients que le mariage présentait... Et bientôt la jeune femme rentra chez elle en compagnie de son père. Théïs se contenta de les regarder partir avec une moue un peu agacée. Adela n'avait pas semblé lui prêter la moindre attention particulière. Elle n'avait répondu que le plus succinctement possible à ses questions, avances ou sourires, et toujours son esprit avait semblé... ailleurs.

Il n'en parla à personne. Plusieurs fois, dans le mois qui suivit, ils se revirent. Et ce fut la même chose à chaque rencontre. Les beaux yeux noirs d'Adela, baissés au sol comme la politesse l'exigeait de la part des femmes de l'époque, semblaient voir bien au-delà des herbes sèches tapissant le plancher. Elle n'entendait que d'une oreille et répondait parfois même de travers, s'excusant poliment quand c'était le cas. Un jour, Théïs s'énerva. Il lui attrapa le bras et la força à le regarder dans les yeux. Il parla d'une voix forte, exigeant qu'elle lui accordât l'attention qui lui était due en tant que prince et son futur époux. Les yeux humides, elle répondit alors :

- Dites-moi, seigneur, pourquoi je devrais prêter attention à un homme qui va faire de ma vie une prison, quand d'autres me promettent liberté et bonheur ?

Sur ces mots, elle lui tourna le dos et s'en alla d'un pas vif.

Théïs vit rouge. Loin d'être un idiot, il comprit parfaitement le sous-entendu des mots de sa fiancée. Quelqu'un d'autre lui faisait des avances. Mais qui ? sachant que le royaume entier était prévenu des noces prochaines, qui avait encore l'audace de séduire la future reine ? Il chargea un valet de se rendre au manoir de la famille d'Adela, pour mener une enquête discrète.

Ce valet revint seulement une semaine plus tard. L'affaire semblait simple ; là-bas, chaque domestique, servante, aide de cuisine ou même écuyer savait que Adela sortait parfois la nuit et ne revenait qu'au petit matin. Diverses rumeurs couraient à ce sujet ; depuis la simple promenade nocturne jusqu'à des histoires scabreuses de rites sinistres. Adela s'était visiblement forgé une solide réputation de femme mystérieuse, et on jugeait parfois même que son apparition quelque part était de mauvais augure. Théïs ne sut que penser de cette histoire. Selon le valet, les parents de la jeune femme tenaient absolument à ce que ces murmures ne franchissent pas les murs du manoir, de peur que l'on annule le mariage.

De nouveau, le prince fit surveiller sa fiancée. Pendant près de deux semaines, il n'entendit plus parler de son serviteur. Des rumeurs se mirent à courir selon lesquelles quelque chose d'étrange se déroulait au manoir. Mais plus personne n'en sortait ni n'y entrait, que ce fût noblesse ou simple servants.

Une semaine avant le mariage, on apprit une terrible nouvelle. Adela était morte. Les parents de la défunte refusèrent de dévoiler les circonstances de cette horrible perte. Mais dans toutes les rues de la ville, une rumeur circula ; elle se serait suicidée, se tranchant la gorge avec une petite dague. Et les plus bavards ajoutaient même que lors de cette découverte, son corps ensanglanté paraissait encore briller de tout l'éclat de sa beauté...

Le valet du prince ne revint jamais. En revanche, au fond des jardins du manoir où vivait Adela, on retrouva un second corps, celui d'un homme d'une vingtaine d'années dont le nom resta inconnu. Cette mort-là fit beaucoup moins de bruit, et personne ne s'emballa non plus des traces de lutte qu'on voyait à cet endroit. Théïs déduisit de l'histoire que sa promise avait un amant et s'était très certainement suicidée en apprenant la mort de celui-ci.

Le mariage ne fut pas annulé. Pour se faire pardonner, la famille de la morte offrit en fiançailles à Théïs sa seconde fille, de quatorze ans. Si elle possédait également un certain charme, celui-ci n'avait rien à voir avec la beauté éblouissante d'Adela. Ils se marièrent le jour convenu, comme si rien n'avait changé, et pourtant on sentait planer au-dessus de cette union l'ombre de la morte.

Théïs, qui avait mal pris toute cette histoire, s'occupa très mal de sa femme. Il la déflora brutalement lors de leur nuit de noces puis l'ignora de tout son être. Un pressentiment affreux se glissait en lui jour après jour, au point qu'il crut devenir fou. Partout, dans chaque recoin du château, il croyait apercevoir les grands yeux noirs de sa précédente fiancée le fixer avec haine, et il ne pouvait s'empêcher de penser que son fantôme était venu le hanter. Il se prenait même à penser qu'elle le croyait responsable de sa mort.

Le prince commença à visiter des voyants, des sorcières et d'autres escrocs de mauvais genre. Chacun lui prescrivit divers potions et sortilèges pour se débarrasser de l'esprit. Dans la chambre conjugale, les gens virent bientôt apparaître grigris et inscriptions. Chaque soir, il buvait des décoctions écarlates dont il refusait d'indiquer la provenance et les ingrédients. Mais une rumeur disait que des poulets avaient été retrouvés morts, vidés de leur sang... Ces sorts semblèrent fonctionner, ou du moins le crut-il, car ses visions cessèrent.

Pendant près de deux ans, Théïs connut alors une période d'excessive gaieté. Il organisa de grandes fêtes, partit en chasse, se rendit avec son ambassade présenter ses respects au peuple elfique... Au bout d'un an, lorsque son père le Roi commença à vieillir et lui commanda un héritier, il se tourna vers sa femme, qu'il semblait avoir oubliée depuis ce temps. Quelques mois plus tard, on apprit la nouvelle ; la princesse attendait un enfant.

Le pays entier sembla s'enivrer de prospérité et de calme. Plus le ventre de la jeune femme s'arrondissait, plus on faisait de bals, de fêtes, de marchés. Une filière de commerce entre Elfes et Hommes s'ouvrit même, avec prudence car on ne savait toujours pas comment se traiter mutuellement. Les derniers vestiges de la Grande Guerre semblaient s'effacer peu à peu, en même temps que les ruines des champs de bataille s'érodaient ou se couvraient de verdure.

Un soir, à un mois à peine de la date prévue de l'accouchement, un cri se fit entendre dans tout le château. On retrouva le prince en sueur, dans son lit, pointant un doigt tremblant vers la fenêtre. Au-dehors, une tempête soufflait avec force, faisant danser les branches d'un arbre. Théïs hurla à qui voulait l'entendre que le fantôme était de retour, qu'il lui avait parlé.

- Elle m'a maudit ! Elle m'a maudit... Elle nous a tous maudits !

Puis il tourna son regard devant sa femme en état de choc, et posa avec force ses mains sur son ventre rond.

- Elle a maudit cet enfant !!!

Son regard se révulsa et il retomba dans ses draps, agité de spasmes et de hoquets violents. Des servantes apportèrent de l'eau glacée, on la lui passa sur le visage. On tenta de le calmer, de le raisonner, murmurant calmement que c'était sûrement un cauchemar, que la silhouette qu'il prétendait avoir vue n'était sans doute qu'une ombre mouvante due à la tempête.

Pendant le mois qui suivit, des cernes apparurent sous ses yeux. Il avait fait déplacer sa femme, refusant de la voir, de la toucher, de lui parler. Il réagissait avec vigueur chaque fois qu'on osait prononcer son nom ou qu'on venait lui parler de la naissance prochaine de l'enfant. Cet événement semblait d'ailleurs le plonger dans l'effroi le plus profond.

Enfin, un beau matin, l'accouchement se déclencha. Forcé par son devoir de prince d'attendre dans un couloir non loin de la chambre de sa femme, Théïs sursautait de frayeur à chaque cri que celle-ci poussait. Un filet de sueur glacée coula le long de son échine lorsqu'une servante passa devant lui, portant un drap taché de sang. Pendant près de cinq heures, il attendit ainsi avec des hommes de la cour et ses parents. Chez eux, seule une angoisse réservée se faisait sentir. Une naissance se déroulait rarement de façon impeccable, même au sein d'un milieu social si élevé ; et elle se soldait souvent soit par la mort de la mère, soit par celle de l'enfant. Sans en dire un mot, tous espéraient que l'enfant vivrait plutôt que la mère, si décès il devait y avoir.

Enfin, une servante épuisée vint les chercher. Ils furent tous frappés par son expression effrayée et ses mains serrées convulsivement. Elle annonça que la mère et l'enfant étaient vivants, mais son visage crispé indiquait que quelque chose s'était mal passé. Ils se rendirent tous dans la chambre, où l'air était devenu moite. La jeune mère était assise dans un grand lit, une couverture plaquée contre son corps en nage. Dans ses bras, elle tenait un tout jeune bébé. Le prince vit aussitôt ce qui n'allait pas.

L'enfant avait les cheveux aussi blancs que la lune.

Poussant un rugissement, il se précipita sur sa femme et lui arracha le nourrisson des mains. C'était un garçon. Très loin de la réjouissance que cette découverte était censée déclencher, très loin de tout le bonheur lié à la naissance, Théïs brandit le bébé devant l'assistance, les yeux écarquillés, les pupilles dilatées par la folie.

- Voyez ! Voyez ce que cette sorcière a fait ! Ceci n'est pas mon enfant ! Ce... cette... chose... cette horreur est l'enfant du diable, le fruit des ténèbres !

Il leva le bras, comme pour jeter à terre cet être dont l'existence semblait déjà si infâme à ses yeux ; à cet instant, le bébé ouvrit la bouche et se mit à pleurer.

Son corps se figea. Soudain incapable de bouger ou de parler, il fixa l'enfant qui se débattait doucement dans sa poigne de fer, luttant pour respirer. Ses paupières fripées se soulevèrent, dévoilant deux prunelles couleur cendre. Pendant de longues secondes, le père et le fils se regardèrent. Personne n'aurait pu prévoir ce qui se passa alors.

Théïs leva le petit corps au niveau de son visage. On raconte qu'alors, une larme solitaire dévala sa joue et qu'il reposa le bébé dans les bras de la mère effrayée, avant de quitter la pièce d'un pas lent.

Quelques heures plus tard, on le trouva au beau milieu des jardins, assis sur un banc de pierre. Le vent soufflait entre les branches des arbres dénudés par l'hiver et le prince regardait le sol, les traits impassibles. Ses conseillers abordèrent le sujet de la naissance avec prudence, craignant une nouvelle crise de fureur, mais il se montra étonnamment calme. En revanche, lorsqu'ils en arrivèrent à parler du nom qu'il souhaitait donner au nourrisson, il les interrompit.

- Allen. Son nom sera Allen.

On ne sut jamais pourquoi il avait choisi ce nom, mais le prince Allen reste à ce jour le plus connu de tous. Son histoire fut racontée encore et encore, traversant les âges et les époques. En revanche, le nom de Théïs s'oublia au fil du temps. Quant à celui de sa femme, personne ne le retint jamais.

La malédiction d'Adela sembla perdurer pendant plusieurs générations... chaque fois qu'un héritier apparaissait, il mourait prématurément dans des circonstances dramatiques.

L'ombre de l'amour déçu cesserait-elle un jour de planer sur cette famille ?...


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Mais quand est-ce que je sortirai quelque chose de potable bon sang ??? xD

# Posted on Thursday, 27 August 2009 at 5:14 PM

Edited on Sunday, 29 November 2009 at 5:06 AM

# Posted on Monday, 29 June 2009 at 2:54 AM

Edited on Wednesday, 13 January 2010 at 11:48 AM

Citation, Guy de Maupassant. Petite anecdote qui n'intéresse personne... le nombre d'épisodes d'animes en tous genres que j'ai regardés s'élève à 1172... sachant que j'ai rerereregardé certains épisodes... xD

Citation, Guy de Maupassant. Petite anecdote qui n'intéresse personne... le nombre d'épisodes d'animes en tous genres que j'ai regardés s'élève à 1172... sachant que j'ai rerereregardé certains épisodes... xD
« De toutes les passions, la plus compliquée, la plus difficile à pratiquer supérieurement, la plus inaccessible au commun, la plus sensuelle au vrai sens du mot, la plus digne des artistes en raffinement, est assurément la gourmandise. De création purement humaine, inconnue aux premiers vivants, perfectionnée d'âge en âge, grandissant avec les civilisations, dédaignée des barbares et de la plèbe, incomprise des médiocres,prisées des sots, ce qui est une gloire ; peu appréciée des femmes, ce qui l'idéalise* ; variable à l'infini malgré les siècles et les travaux des grands cuisiniers — la gourmandise réside dans l'exquise licatesse du palais et dans la multiple subtilité du goût, que seule peut posséder une âme de sensuel cent fois raffiné.
Les véritables gourmands sont rares comme les hommes de génie. »


Maupassant... Laisse-moi rejoindre ta seeeeeeecte !!! x'D

* sale misogyne @__@

# Posted on Friday, 29 May 2009 at 3:23 PM

Edited on Wednesday, 13 January 2010 at 11:35 AM

Fanclub Almayu.

Fanclub Almayu.


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[ Pour les plaintes, c'est chez Tama ! ¬v¬ *ZBAF* ]

# Posted on Tuesday, 11 August 2009 at 12:25 PM

Edited on Wednesday, 02 December 2009 at 12:53 PM